Pétrole et hydrocarbures

5. Exploration et exploitation

Les groupes industriels consacrent une partie de leur budget à l’exploration, c’est à dire la recherche partout sur la Terre de bassins susceptibles d’avoir généré et accumulé des hydrocarbures. Les géologues tentent de reconstituer l’histoire structurale et thermique d’un bassin, afin de comprendre au mieux son évolution, et de savoir s’il y a eu une production intéressante ou pas. Il ne s’agit plus aujourd’hui de forer n’importe où pour trouver du pétrole !

Avant toute exploitation, toutes les étapes de recherche doivent avoir porté leurs fruits. Il faut également savoir évaluer l’extension du gisement potentiel. A l’aide de différents outils géophysiques et géochimiques, le géologue va être capable de dire s’il y a du pétrole ou du gaz à plusieurs milliers de mètres sous nos pieds.

   -         la sismique est un outil couramment utilisée en mer comme à terre : un signal sonore est envoyé à partir de la surface, puis réceptionné. Selon le profil obtenu, on est en mesure de connaître la nature des roches sur plusieurs kilomètres.

Un choc à la surface du sol produit des ondes sonores qui se réfractent et se réfléchissent dans le sous-sol. En passant d'une couche à une autre, leur propagation se trouve modifiée.
Le géophysicien, à l'aide d'une série de micros très sensibles appelés "géophones", écoute et enregistre l'écho des ondes depuis la surface.
Les variations de modelé du terrain et sa couverture végétale entraînent parfois un ralentissement dans la réalisation d'une campagne de mesures sismiques (cas des zones de montagnes ou des forêts tropicales).

 

 

-         si la décision est prise de faire un forage de prospection, les diagraphies (outils électriques notamment) permettent d’estimer plus précisément les roches traversées. Ce type d’exploration est très coûteux.

En fonction des connaissances acquises sur le sous-sol et de la topographie du terrain, on détermine la meilleure position pour mettre en oeuvre l'appareil de forage. Généralement à la verticale de l'épaisseur maximale de la couche supposée contenir des hydrocarbures, les foreurs vont réaliser un trou dans des conditions parfois difficiles.
De faible diamètre (de 20 à 50 centimètres), ce trou de forage aura généralement une profondeur comprise entre 2 000 et 4 000 mètres. Exceptionnellement, certains forages dépassent les 6 000 mètres. L'un d'entre eux a même dépassé 11 000 mètres.

 

-         des analyses géochimiques renseignent le géologue sur la maturation de la roche (est-ce que le pétrole a eu le temps de se former ?).

Si un réservoir pétrolier ou gazeux s’avère intéressant à exploiter, l’industriel commence alors son travail d’exploitation. La localisation géographique du gisement (en mer ou sur le continent) fera intervenir des techniques différentes.  

 

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