Pétrole
et hydrocarbures
2. Préservation de la matière organique
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Le milieu doit
d’abord contenir beaucoup de matière organique : plus il y aura
de production, plus les chances de préservation seront grandes. Dans
les océans, le plancton ne vit que dans la première centaine de mètres
de la tranche d’eau. Au delà, il n’y a plus assez de lumière pour
que la photosynthèse ait lieu. Pour sédimenter, la matière organique
doit atteindre le fond de la mer afin d’être enfouie et préservée. Elle
doit tout d’abord échapper à l’activité bactérienne, qui
recycle la plupart des organismes dans la chaîne alimentaire. Or, les
bactéries et les microorganismes sont présents dans les eaux, mais
aussi dans les 10 premiers centimètres de sédiments. |
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Seules
quelques molécules miraculées atteignent ce stade dans un océan.
Heureusement certains milieux sont bien plus favorables à la préservation
de la matière organique : Ø
les milieux
anoxiques (très peu d’oxygène dissous), dans lesquels les tissus
animaux et les produits organiques sont à l’abri des bactéries,
quasi-inexistantes : un exemple actuel est la Mer Noire Ø
les milieux où
le taux de sédimentation est fort : les sédiments
s’accumulent très vite, protégeant ainsi la matière organique
enfouie. Enfin,
les roches dans lesquelles s’accumule la matière organique doivent être
le plus imperméables possible, donc de porosité faible : les
argiles sont de bons candidats (roches très fines) alors que les grès
ne préserveront pas la matière organique (porosité trop grande). On appelle roche mère une roche fine qui, ayant accumulé de la matière organique, est susceptible de générer des hydrocarbures. La matière organique insoluble de la roche mère est nommée kérogène. |